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"La révélation de Cannes 2009"
Présenté à Cannes 2009 à la Quinzaine des Réalisateurs, ce premier long métrage de la très jeune, très belle et très talentueuse réalisatrice jordano-palestinienne Cherien Dabis a été pour beaucoup la révélation de ce Festival. Au moment où l'Israël de Benyamin Nétanyahou se permet une fois de plus de narguer la planète entière en faisant semblant d'accepter la création d'un état palestinien en sachant très bien que les conditions qu'ils y mettent sont totalement inacceptables, ce film nous transporte 6 ou 7 ans en arrière, peu de temps après le 11 septembre, une période où les Etats-Unis regardent au minimum avec suspicion tout ce qui peut ressembler à un arabe. C'est pourtant à ce moment là que Mouna, une femme palestinienne divorcée, choisit l'exil aux Etats-Unis en compagnie de son adolescent de fils. Objectif : commencer par rejoindre la famille de sa soeur, établie avec son mari depuis 15 ans aux Etats-Unis, et trouver le travail que ses diplomes et son expérience ne manqueront pas de lui fournir. Son enthousiasme et son optimisme suffiront-ils à vaincre les préjugés ? Un peu dans la veine de "The Visitor", pas très loin de Capra, "Amerrika" est un grand film humaniste, à la fois drôle et touchant, un film qui arrive à donner de l'espoir dans l'être humain. Avec beaucoup de tact, Cherien Dabis nous montre que, même lorsque leur pays est en guerre avec l'Irak, il y a des américains pour afficher leur sympathie pour une palestinienne; elle nous montre surtout que les juifs qui se souviennent de la Shoah sont ceux qui comprennent le mieux la situation scandaleusement difficile du peuple palestinien. Nisreen Faour est prodigieuse dans le rôle de Mouna; Hiam Abbass, comme d'habitude excellente, dans le rôle de sa soeur. Ce film remarquable doit trouver un très vaste public.
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