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Sabine a 30 ans, Thomas en a 15. Elle semble plus jeune, lui plus âgé. Elle voudrait être sa grande soeur, son amie, mais elle n'est que sa mère, perturbée par ce fils devenu trop grand pour elle. Ne voulant pas partager son fils, elle emménage avec lui dans une maison isolée. Soudainement, Thomas tombe malade.

 

Les avis sur Barrage

2 avis Trier par Note Pertinence Date
Expert : 



 
"Sérénité "
 Note : 4 sur 5
23/07/2006

Un film d'auteur à voir absolument ! Pas de cascades, ni d'hémoglobine, ni maquillage, ni stars... un film superbe, une histoire simple dans un décor simple... et des personnages justes, avec un avenir prometteur ! Un film à ne pas manquer, vraiment !
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"Histoire d'eau"
 Note : 4 sur 5
24/05/2006

Les films sont inégaux dans leur sortie, et si certains se voient dotés de centaines de salles, pour le meilleur (OSS 117) ou le pire (Basic Instinct 2), d’autres n’ont droit qu’à une poignée de copies, circulant quasi clandestinement dans des salles encore plus obscures qu’à l’ordinaire. Ainsi le premier long métrage de Raphaël Jacoulot est-il sorti le mercredi 22 mars 06 dans une poignée de salles, aucun UGC parisien par exemple, heureusement le très cinéphilique Espace Saint-Michel lui offrait alors son écran, permettant aux cinéphiles UGCistes de découvrir cette rareté. Il vit seul avec maman, mais plus dans un appartement. Thomas est un peu incrédule quand sa mère lui montre leur nouvelle demeure, une maison isolée près d’un barrage, mais il n’a pas le choix, à quinze ans il suit sa maman, Sabine, bien que rechignant contre ce nouvel isolement. La mère célibataire et son fils sont bien seuls apparemment, et pourtant la mère a le sentiment d’une présence enfantine, et l’eau omniprésente semble parfois bien inquiétante. Mais qu’importe, elle restera là, et son fils aussi. Thomas aimerait pourtant aller en ville, et y voir sa petite amie et plus car affinités, plutôt que d’être confiné dans cette maison bien isolée… Le début a un air de déjà vu. Une mère et son enfant, un nouvel emménagement, l’humidité menaçante, l’on se croirait presque dans un film fantastique, à la manière du Dark water nippon du japonais Hideo Nakata ou de son remake américain par le brésilien Walter Salles, et le spectateur se demande un instant s’il ne va pas assister à un copiage inavoué de ce film. Heureusement il n’en est rien, et le film bifurque rapidement dans une autre voie, plus psychologique et intériorisée, plus sobre et moins démonstrative, et se révèle bien différent de son début apparemment classique. Le sujet est fort. Le réalisateur en est à son premier long, il aurait pu se complaire comme c’est souvent le cas pour un début à quelque fiction complaisamment autobiographique et un rien narcissique, il a au contraire choisie une histoire vraiment fictionnelle, et dramatiquement très forte, presque dérangeante même dans sa dureté. La réalisation est très sobre, presque janséniste, aucun effet d’esbroufe, une musique lancinante et froide, une caméra calme, presque chirurgicale, une concentration sur les deux personnages principaux, sans diversion aucune, une description précise et sans fioritures, une narration simple, presqu’elliptique par moment. La mise en scène et le scénario sont impressionnants pour un premier film, et l’opus se révèle très prenant, un peu lent peut-être, l’on découvre en tout cas avec ce film un metteur en scène de personnalité, qui ne se contente pas de facilité… L’interprétation est fort bonne. Nade Dieu est impressionnante dans le rôle de Sabine, la mère, et donne avec beaucoup de justesse toute sa crédibilité à ce personnage hors du commun, je ne connaissais point cette actrice mais elle réussit là une fort belle prestation. Hadrien Bouvier interprète avec tout autant de justesse son fils Thomas, le jeune acteur est sobre mais impeccable, et le duo qu’il forme avec Nade Dieu est totalement crédible, même si son rôle est un peu plus simple que celui de ND. Les autres rôles sont anecdotiques, des petits rôles qui ne font que passer, ils sont tenus sans fausse note, aucun reproche non plus au casting de ce côté là. Ce Barrage est sans pitié. Le néo-réalisateur Raphaël Jacoulot signe un premier film fort et prenant, une réalisation sobre et janséniste pour une histoire intense et originale, et ce film sorti presque clandestinement vaut assurément mieux que l’anonymat qu’il a subi. Peu seront ceux qui le verront, c’est dommage, car sans être parfait ce film est prometteur, et témoigne du talent du réalisateur et de ses interprètes… Note : 7/10
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 Note : 4 sur 5
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 Note : 4 sur 5
 
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Ce qu'ils en pensent
 
 
Les hommes : 
 Note : 4 sur 5


 
Les femmes : 
 Note : 4 sur 5
De 25 à 45 ans : 
 Note : 4 sur 5
 
Les + de 45 ans : 
 Note : 4 sur 5
 
 

 
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