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Le 19 juillet 1936 le gouvernement démocratique espagnol est renversé par un coup d'état: c'est le début de la guerre civile. Federico Garcia Lorca sera une des premières victimes de cette guerre sanglante destinée à durer trois longues années et à diviser les consciences du monde. Le 16 août il est arrêté puis fusillé non loin de Grenade, près de la vieille source de Ainadamar. Aucun procès, aucune motivation officielle n'en a jamais expliqué le pourquoi : nous ne saurons jamais si la cause de sa condamnation fut sa prise de position "du côté de ceux qui n'ont rien" ou son orientation sentimentale présumée, mais du reste, existe-t-il des mots pour justifier l'assassinat d'un poète ? Federico est mort à tout juste 38 ans. Il a traversé notre monde comme un météore et l'a rendu un peu meilleur, grâce à la beauté de ses vers et sa profonde tendresse jamais rhétorique.

Le drame voit comme protagoniste Margarita Xirgu, actrice symbole et amie du poète et Vicente Camacho metteur en scène et acteur. Le rideau se lève alors qu’ils répètent Yerma et attendent au Mexique l’arrivée de Federico Garcia Lorca pour la première de sa pièce.
Pendant cette attente, éclate la guerre civile en Espagne, guerre qui fait irruption sur la scène et dans la vie de nos deux protagonistes déplaçant l’axe initial de la pièce pour en devenir partie intégrante.

Grâce à Margarita, Yerma et les autres héroïnes de Lorca deviennent un instant, maîtresses de leur vie, fortes de l’expérience révolutionnaire de la guerre civile, qui les pousse à croire en la possibilité d’une liberté plus juste. La nouvelle de la mort de Federico Garcia Lorca vient clore cette parenthèse. Ainsi, la guerre civile espagnole symbolise la fin des grands idéaux de liberté du vieux continent et anéantit les espérances de Yerma et des autres, femmes de Federico Garcia Lorca et de tous les temps.

 

Les avis sur Garcia Lorca, Yerma et les Autres

1 avis Trier par Note Pertinence Date
 




 
"Histoire, poésie, émotion et accent espagnol"
 Note : 3 sur 5
21/02/2010

Il est très difficile d'écrire un avis sans vous gâcher le plaisir de la découverte de ce spectacle. Pour commencer, il est polymorphe, ensuite il nous fait voyager dans l'espace, dans le temps et dans des dimensions poétiques où l'on confond les comédiens, les personnages qu'il joue, et le personnage que joue les personnages... Mise en abîmes au service de la découverte d'un poète espagnol qui se dresse artistiquement face au totalitarisme. Petit bémol, les passages en espagnol non traduits. Aussi le rythme du milieu de la pièce est un peu trop mou et vide d'action. Je n'ai pas particulièrement aimé la prestation de la danseuse (la connotation subjective du "je" de la phrase précédente est importante, car je ne suis pas du tout un spécialiste de la danse). L'expression artistique y est multiple, musique, danse, texte, jeux, images, rediffusion radio... Certaines règles théâtrales sont faussement brisées (début, quatrième mur)... A voir, surtout si l'on est intéressé par l'histoire de l'Espagne à l'époque de la dictature franquiste, de l'oeuvre du poète Lorca et qu'on parle espagnol.
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De 25 à 45 ans : 
 Note : 3 sur 5
 
 

 
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