C'est l'analyse du basculement, le poids de la fatalité, une peinture de la lassitude, de l'usure, du découragement, de l'inutilité, de la déshumanisation... A Liège, quatre destins d'hommes qui se croisent. Ils sont cassés par la société, détruits, usés, brisés vidés par le travail pour ceux qui en ont, pour les autres, c'est la perte de leur dignité ? Alors, ils veulent s'en sortir. Ils rêvent ensemble, et finissent par passer à l'acte, en ce si disant que de toutes façons, ils n'ont rien à perdre. Et puis, si, ils perdent beaucoup, tout ! Lucas Belvaux a réussi là un très bon polar social. Même si ce n'est pas pardonnable, on comprend le cheminement pour en arriver là.
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