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Aller manger au restaurant Puszta est une expérience unique qu’il faut avoir fait au moins une fois dans sa vie de lyonnais puisque c'est le seul restaurant hongrois de Lyon (et l’un des 16 en France, selon le patron).
Obligation d'arriver à 20h30 pétantes. Pas avant, pas après, le restau n'ouvre que s'il y a des réservations.
C’est un peu comme aller manger dans le salon du patron avec un décor d'avant la Chute du Mur de Berlin, à croire qu’aucun photographe n’a survécu en Hongrie après les 90’s. Un saut dans le temps, qui a un côté décalé finalement sympathique.
Ici la star c’est le patron : avec un accent inimitable il est tour à tour père de famille, guide touristique, historien, ingénieur, clown… et il faut donc, avec le bagout du monsieur trois bons quart d’heure avant d’avoir la carte. Ca tombe bien, car le cuistot arrive à 21h00. Le petit côté omniprésent et bavard du patron peut agacer ou amuser, mais le personnage en lui même a quelque chose d’attachant. A déconseiller aux repas en amoureux.
Un menu à 25 euros et la carte, bien fournie et appétissante. Oui mais elle représente seulement le « domaine des possibles » : en commandant 48h à l’avance, il peut tout faire. Mais le soir même, c’est le menu à 25 euros, pas le choix.
Et il y a encore un « mais » c’est que dans le menu, il n’y a de disponible que 2 entrées, un seul plat et 2 desserts !
Les entrées : soupe de cerise ou salade Puszta (avec du fromage de brebis et du salami)
Plat : Goulasch
Dessert : marrons râpés sur chantilly ou gâteau aux 3 chocolats.
La soupe de cerise est composée d’un bouillon froid avec un fort goût de cannelle et de clous de girofle et des cerises entières. La salade est … une salade avec du fromage et du salami.
Le goulasch : une assiette avec beaucoup de bouillon, de la viande coupée en morceau, des pommes de terre, bon mais sans plus
Les desserts : pas terribles.
Bref, après 3 heures de repas, après avoir mangé une soupe froide de cerises, un goulasch et un dessert à la chantilly, l'addition fut de 33 euros avec le vin. Autant dire un peu cher par rapport à la qualité de l’assiette.
Conclusion :
Puszta c’est une expérience de retour vers le passé, un plongeon dans le Budapest des années 70. Avec un chef de salle qui est tout sauf un chef de table. Il faut dépasser le cadre austère et y aller pour l’expérience, entre amis, mais le risque c'est que votre estomac et votre carte bancaire soient très déçus. Mais quel accueil !
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