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Je cherche dans ma mémoire mais j'ai du mal à trouver un film qui sonne aussi faux du début jusqu'à la fin que ce dernier opus de Cédric Klapisch, un réalisateur dont, pourtant, j'avais bien aimé les films précédents. D'autant plus dommage que le sujet est d'une importance capitale et mérite un traitement autrement plus abouti : la dictature qu'exercent depuis des années les marchés financiers sur l'industrie, sur l'économie, sur notre vie à tous. Cédric Klapisch a choisi d'aborder ce sujet sous la forme d'une comédie. Pourquoi pas : sujet sérieux ne signifie pas forcément prise de tête. Mais voilà, il faut que la comédie décolle et qu'elle fasse mouche, surtout quand on confie s'être inspiré de Ken Loach et Frank Capra. Ben dis-donc, on ne dirait pas ! Alors bien sûr, j'entends déjà des voix qui émettent l'hypothèse que la présence de Karin Viard, une actrice que je n'apprécie guère, a probablement joué un rôle important quant à mon jugement négatif. Avec n'importe quelle autre comédienne, mon jugement eut probablement été le même. Cela étant, il est vrai que Karin Viard en fait des tonnes et qu'elle n'est absolument pas crédible dans ce rôle d'ouvrière/femme de ménage, ce qui n'arrange rien. Mais on peut dire la même chose de Gilles Lelouche, pas très à l'aise dans ce rôle de trader implacable. Finalement, le seul qui porte bien son rôle, c'est Xavier Mathieu, le syndicaliste de Continental, dans un (petit) rôle de ... syndicaliste. Les 2 meilleurs moments du film : quand on entend "Pretty Woman" chanté par Roy Orbison et "O Solitude" de Henry Purcell chanté par Alfred Deller. Je pouvais aussi bien rester à la maison pour me passer ces 2 CD's !
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