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J'avais beaucoup aimé "Persepolis". Dire que j'ai été déçu par "Poulet aux prunes", des mêmes auteurs, est donc, pour moi, une évidence. Pour raconter ce qui, somme toute, est un conte, tiré d'une BD assez ancienne de Marjane Satrapi, ils ont abandonné presque complètement le dessin animé pour un cinéma, certes en "chair et en os", mais avec un traficotage d'images qui rappelle un peu "Amélie Poulain". Certains pourront prétendre que ce film est très riche dans la mesure où il aborde un tas de genres différents. Personnellement, j'ai profondément regretté ce manque d'unité : on passe de la farce au mélo sentimental, de la comédie plus ou moins sociale au drame. Pour moi, rien de tout cela n'a marché, à part le mélo sentimental avec cette histoire d'amour raté entre le musicien Nasser Ali Kahn (Amalric) et la sublime Irâne (Golshifteh Farahani, déjà appréciée dans "A propos d'Elly" et "Si tu meurs, je te tue"). Pour tout dire, je me suis assez copieusement ennuyé au point que, dans ce film qui décompte les jours de 1 à 8 et dont on sait qu'il se terminera le 8ème jour, j'attendais chaque fois avec impatience qu'on passe au jour suivant (sauf quand il y avait Golshifteh Farahani à l'écran)! La musique d'Olivier Bernet fait partie des bonnes choses de ce film, avec, au violon solo, rien moins que Renaud Capuçon.
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