Réaliser un film muet pour raconter une histoire qui traite du cinéma muet, pourquoi pas ? Encore faut-il maitriser l’art de ce type de cinéma. Pour avoir vu, dans mon enfance, bien des films muets (et pas seulement des Charlot mais aussi des films dits sérieux) je constate que le réalisateur ne maitrise pas cet art ni celui du film parlant d’ailleurs, « OSS 117 le Caire » étant particulièrement médiocre comparé aux films de Lautner ou de De Broca. Pas assez de rythme, scènes qui s’enchainent sans fluidité et surtout pas assez de cartons de dialogues ce qui rend lassant de voir les acteurs parler sans comprendre ce qu’ils disent. En revanche, la B.O. se révèle remarquable par sa variété de ton et sa parodie des musiques de l’époque. Bravo Ludovic Bource. Bérénice Bejo -qui appartient à cette population d’actrices à joli minois mais pourvues d’une diction déplorable- trouve là un rôle à sa mesure. Il n’en demeure pas moins qu’elle fait pâle figure face à Jean Dujardin lequel cabotine à souhait. Finalement, le meilleur acteur du film – et le plus touchant- reste le petit chien. Il est vrai qu’il est naturellement habitué au rôle muet lui !
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