En arrivant sur le parking (gratuit et ce n'est pas toujours le cas!) on remarque une petite construction signalée par un "i" et qui donne toutes les informations nécessaires sur ce lieu. En suivant le chemin balisé, on visite donc les 4 casemates. Ce qui impressionne de prime abord, c'est la parfaite conservation des constructions.
De chaque côté des casemates, on amenait de la terre, pour le camouflage bien sûr, mais aussi pour atténuer l'effet d'effondrement. Le génie de l'architecture est ici bien visible et en examinant telle ou telle partie de la construction, on voit tout de suite l'utilité en cas d'attaque. Par exemple, la partie avant est crénelée pour éviter qu'un obus puisse rentrer dans le bunker par effet de ricochet.
Il semble que toutes les protections des casemates aient joué pleinement leur rôle car malgré les coups de boutoir navals et aériens des alliés, les 4 constructions sont intactes. 3 canons sont encore parfaitement disposés sur leur emplacement, ils pourraient presque encore servir! Seul un canon a particulièrement souffert et ses morceaux sont encore visibles et enfoncés au sol.
Les 4 bunkers sont strictement identiques, disposant d'une réserve à munitions à droite et à gauche. A l'arrière se trouvait les "appartements" des préposés artilleurs. A noter qu'il existait une sortie de secours, bien visible à l'arrière à environ 50 mètres de la casemate la plus éloignée du parking.
On peut également monter sur les bunkers et s'apercevoir de l'incroyable fraîcheur des édifices. On remarque d'ailleurs plusieurs éclats, mais les obus semblent avoir seulement glissé sur le toit.
On se dirige ensuite dans un chemin qui nous mène vers le "poste de tir". Sur notre gauche se trouve une "soute à munitions" matérialisée par une magnifique tête de mort. Plus loin, tout au bout de la falaise, se trouve l'encuvement d'un projecteur qui semble ne jamais avoir été installé. Puis quelques "tobrouks", sorte de cylindres bétonnés enfouis dans la terre et qui servaient soit pour l'observation, soit on y installait un mortier.
On peut accéder sur le poste, cette fois par une échelle fixée à la construction. Dans la partie inférieure, très sombre, on jouit d'une vue panoramique sur la Manche à l'infini... Quelle frayeur mais quelle spectacle ce devait être un certain matin du 6 juin 1944!
La partie supérieure devait supporter un appareil de visée sophistiqué, il suffit de voir les marques au sol. Par contre, on est ici en plein vent, la protection était bien sommaire dans cette partie de l'édifice.
En retournant au parking, on bénéficie d'une vue, au loin à l'Est, sur le port artificiel d'Arromanches.