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Ses avis

 
"Un film de qualité"
22/02/2007
On retrouve certaines qualités du cinéma Argentin dans ce film. Par exemple, comme dans Tan de repente, les personnages sont d'abord montré sans empathie, on les vois agir, chacun dans son milieu, sans réellement appréhender leur réel existence ou motivations. Petit à petit, les destins se croisent, les sentiments se manifestent, les personnages prennent de la consistance. Le cadre : le milieu des compétiteurs en natation. Un jeune homme en manque de confiance et un homme plus âgé, sorte de loup solitaire qui fût un temps champion, mais, soupçonné de dopage, s'est en quelque sorte isolé du monde. Quand le film commence, il fait une tentative de come back. Outre l'évidente fascination qu'à la réalisatrice pour l'eau, pour les gestes des nageurs, qu'elle sait d'ailleurs très bien communiquer au spectateur grâce à une caméra sous marine ou à fleur d'eau, elle est aussi attirée par les histoires d'hommes virils, mais fragiles psychologiquement. Quand la mise en scène sait, mieux que les mots, révéler la psychologie de quelques destins qui se croisent fortuitement...
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"Excellent film forçant l'admiration"
22/02/2007
L'année suivante a les qualités et les défauts d'un premier film. Tourné avec très peu de moyens, ce film se base sur un scénario et le talent d'une jeune actrice : Anais Demoustier. C'est un film fauché, un film brut. L'histoire est dure, les plans sans concession et la réalisatrice qui signe là son premier long métrage livre une histoire très bien raconté. La narration par saison est très efficace, l'histoire et les personnages sont très bien écrits. La réalisation faite de longs plans fixes sort de l'ordinaire et donne au film toute sa profondeur. L'une des forces de ce film est ses comédiennes. La jeune Anais Demosutier s'impose comme un des grands espoirs du cinéma français, Ariane Ascaride est aussi bonne que chez Guédiguian et la jeune Coura Traoré est à la hauteur de ses partenaires. Notons des seconds rôles bien inspirés comme Patrick Califato. L'année suivante est donc un film dur, un film profond, une histoire touchante et prenante. Un vrai beau petit film qui passera malheuresement inaperçu et que je vous conseille vivement de découvrir en salle si vous le pouvez. Un cinéma fauché mais pleins de bonnes idées, la preuve qu'une bonne histoire fait (presque) toujours de bons films. Vivement le film suivant Mme Czajka !
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"Mon film préféré"
22/02/2007
Cria cuervos est mon film préféré toutes catégories. Il est très difficile de le situer : film sur l'enfance, c'est probablement le plus intéressant et le plus poignant sur ce thème, avec Stand by me et plus récemment (et dans une moindre mesure), Tideland. Geraldine Chaplin est sublime, les petites filles sont formidables et le film a la grâce des très grands films. Difficile d'en parler car j'aime tout ; pour vous faire une idée sur la valeur de ce film, je mets dans la catégorie des films majeurs : Midnight Express, Excalibur, Il était une fois en Amérique, le voyage de Chihiro, Blue Velvet, l'armée des 12 singes... et parmi les films auxquels je suis particulièrement attaché : Coup de tête, Cria cuervos et la Chèvre. C'est éclectique, mais si vous avez aimé tous ces films, vous aimerez probablement Cria cuervos. Courez-y, c'est magique.
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"Le football par un footballeur"
22/02/2007
Après avoir fouillé dans Paris j'ai trouvé une salle qui passait le film de Vikash. J'ai beaucoup aimé, je ne pense pas qu'il faille le comparer aux "yeux dans les bleus" car ce dernier prenait partie à 100%, du fait du parcours réussi de la France, montrait l'effervescence et la ferveur que ce soit dans le groupe ou autour. Là, le parcours est presque autant réussi, mais on suit un homme qui malgré qu'il soit aux premières loges, ne parvient pas à s'associer au succès et s'interroge sur sa présence en allemagne. Le parti pris esthétique est un peu déroutant au début mais se révèle charmant au fur et à mesure en soulignant les états d'âme et parfois le mal-être de Dhoraso. Le montage image/son, ressemble un peu à un patchwork pas désagréable du tout. L'ensemble du coup va, je pense, au delà du seul contexte sportif et ne plaira surement pas au supporter venant chercher des moments d'intimité de l'equipe de France. C'est sensible, parfois touchant et montre un côté moins reluisant et plus sombre de la coupe du monde.
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"Touché par ce film, une vraie surprise"
22/02/2007
Une histoire simple. Dans un orphelinat d’une ville provinciale russe, un couple d’italiens vient pour adopter un enfant. Ce dernier se met alors en tête de retrouver sa vraie mère. L’histoire va nous conter les semaines qui séparent l’adoption du départ prévu avec entre, un retour à l’origine, à la création. L’enfant (qui doit avoir 6/7 ans) a une jolie bouille blonde et un caractère forgé vers un but unique malgré ce qu’il devra surmonter dans cet orphelinat. Pourquoi ce questionnement devant une libération de conditions de vie difficile qui ne peut mener que vers la débrouille, la délinquance, la prison ? Peut-être parce qu'il est orphelin. Ni initiation, ni conte de fées mais l’histoire d’un enfant qui veut savoir. Dans l’orphelinat, c’est une solidarité imposée pour survivre avec une bande et sa hiérarchie, mais sans profit pour quiconque, si ce n’est de se recréer un semblant de famille. Les plus petits nettoient les voitures, les autres travaillent, les jeunes filles tapinent pour se retrouver devant une gamelle de pommes de terre le soir. Cela n’a rien de misérabiliste, ni de complaisant. Le film peut se voir en deux parties, la décision de vouloir connaître la vérité et l’escapade plus que la fuite. Deux mentalités différentes aussi avec ces directeurs d’orphelinats : l’un alcoolique est dans la combine de l’adoption et l’autre qui la refuse, malgré l’argent proposé. Ce dernier aura une phrase qui résume, une partie de la situation en Russie : "lorsque qu’un pays accepte de vendre ses enfants, c’est que le pays va mal". Tout est dit ou presque. Car il énoncera aussi, qu’il a une vingtaine de nouveau-nés dans son établissement. Le cinéma russe est vivant, Andréï Kratchouk nous le prouve avec un film qui a du souffle et du coeur.
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"Un film émouvant"
22/02/2007
Si, en matière de cinéma, vous n'aimez que les effets spéciaux ou seulement les suspenses angoissants, il vaut mieux passer votre chemin. Si, par contre, vous aimez le cinéma qui s'intéresse aux réalités de l'existence, le cinéma qui sait être touchant sans être mièvre, le cinéma qui fouille les sentiments avec tact et pudeur, alors il est presque certain que vous ne serez pas déçu par ce nouveau film de René Féret. Après, entre autre, "l'histoire de Paul" et "La communion solennelle", il nous conte ici l'histoire d'Olivier, un maître d'oeuvre sexagénaire que sa femme a quitté et qui se bat pour conserver la garde de Léa, leur fille d'une dizaine d'années. Entre elle et lui, les liens, peu présents jusqu'alors, vont se nouer avec de plus en plus de force. Le maître d'oeuvre est joué par un excellent Jean-François Stevenin, le rôle de la fillette étant tenu par Marie Féret, la propre fille du réalisateur. Il y aussi une prestation courte mais oh combien marquante de Salomé Stévenin, fille de son père dans la vraie vie, qui joue le rôle de Marie, demi-soeur de Léa : la scène entre Marie et son père Olivier est à la fois forte, poignante et d'une grande justesse. Qui a dit que le cinéma français ne valait plus tripette ?
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"Un film/documentaire troublant"
22/02/2007
Depuis cette maison monde, Jour après jour montre un Pollet navigateur médiumnique. C'est la plus belle réussite d'un film qui, tel qu'il a été monté par Fargier, fait preuve d'une trouille bleue devant le silence.
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"Pas mal du tout et poignant"
22/02/2007
Rapidité par force d'un bouclage du film à l'arrache, tension des acteurs, goût de cendres des relations exhibées dans leur nudité proverbiale, non-dit et violence sourde, 7 Ans s'impose aussi par la détermination de ceux qui l'ont voulu. Hattu réussit un film habité par les troubles des sentiments, et porté par une mise en scène précise et sobre.
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"Très bon petit film"
22/02/2007
Avec cette petite production à l'humour grinçant, le réalisateur réussit un film très divertissant à partir d'un sujet étrange et, pour certains, choquant. Trouvez un cinéma qui passe ce film et foncez le voir.
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"Un excellent film "
22/02/2007
Un scénario malin, des personnages subtilement croqués, et une épatante troupe d'acteurs, qui campe avec une sobriété à toute épreuve une galerie de personnages complexes, égarés sur les chaotiques chemins de la vie familiale.
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